Togetherness, comédie attachante au gout de ciné indé

Togetherness, comédie attachante au gout de ciné indé

Loin des blockbusters à la Game of Thrones ou de feu Boardwalk Empire, ou des shows trendy comme Girls ou Looking, Togetherness permet d’assurer le créneau de la série d’auteur sur HBO.

Cette histoire de quadras et de leur habituelle crise est la première série crée par Mark et Jay Duplass, deux frangins issus du cinéma indépendant, qui ici produisent, écrivent et réalisent tous les épisodes. Si le premier joue ici le rôle principal, vous avez peut-être vu le second en jeune homme un brin perdu dans l’excellente et immanquable Transparent d’Amazon.

La série suit Brett et Michelle, mariés jeunes et avec 2 enfants qui comme beaucoup de couples de réalité ou de fictions de cet âge, traversent une crise (ici principalement sexuelle liée au manque de désir). Forcément, cela peut faire penser au très bon This is 40 de Judd Appatow, ou à la récente série Married lancée en 2014 sur FX.

Ainsi, Brett (Mark Duplass, vu dans Safety not Guaranteed, The one I love, The Lazarus effect…) est peu épanoui dans son métier d’ingénieur du son situé tout en bas de l’échelle alimentaire hollywoodienne. Femme au foyer bordée de diplômes, Michelle (Melanie Lynskey : Mon Oncle Charlie, In the Air ou l’excellent The Perks of being a Wallflower…) tente de monter une école pour ses propres enfants et ceux de son quartier, projet qu’elle monte avec un troublant père célibataire… Même si elles partagent un même thème, une même ville, et même quelque scènes qui se ressemblent étrangement, Togetherness vole un peu plus haut que sa série concurrente,   notamment grâce à des personnages plus fins, mieux écrits, mieux joués… bref plus humains et donc plus attachants.

Deux autres personnages sous même toit, Alex (Steve Zissis : Her, Cyrus…) le meilleur amis de Brett, un acteur dont la carrière n’a jamais réellement décollé et qui est à deux doigts de tout laisser tomber, et Tina (Amanda Peet : 2012, The good wife…) la sœur de Michelle, joli fleur faussement superficielle en train de faner et qui aimerait réussir enfin à se caser, avec un homme riche si possible. Les deux vont bien sur débuter une relation particulière qui va forcer à les faire évoluer…

Sans être vraiment originale dans sa thématique ou indispensable dans la profusion ambiante de séries, et même avec quelques longueurs ou passages complètement WTF,  Togetherness à le mérite de faire preuve de finesse dans son ton et de réussir à nous toucher avec ses personnages pleins de vie, de joie, d’espérances, de rêves déchus et de tristesse. La série à de plus le mérite d’être suffisamment courte (8 épisodes de 25 mn par saison) pour que les curieux très occupés y jettent tout de même un œil.

Avec également John Ortiz et Peter Gallagher (le genre d’acteurs que vous avez vu 1 000 fois sans connaitre leurs noms !)

Bande annonce de Togetherness :

Le mot de la fin
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