The Red Road : gros potentiel mais manque de finesse

The Red Road : gros potentiel mais manque de finesse

Lorsque Harold Jensen – flic d’une petite ville de campagne – camoufle les preuves impliquant sa femme dépressive et alcoolique dans un accident de voiture ayant coûté la vie à un enfant de la réserve indienne voisine, il doit malgré lui faire alliance avec Philip Kopus, un criminel local membre de la tribu locale… Bien entendu un rapport de force et de manipulation s’installe entre les deux hommes.

Sur le papier The Red Road à beaucoup d’arguments pour elle : une série originale diffusée sur Sundance Channel, un pilote réalisé par James Gray (We Own the night, The Yards…) et la présence du charismatique Jason Momoa (Khal Drogo dans Game of Thrones, Aquaman dans Batman V Superman).
En réalité, The Red Road est un peu plus laborieuse et peine parfois à passionner au long de ses 6 épisodes de 42 minutes.

Alors qu’on aurait pu s’attendre à une confrontation un peu plus musclée avec son lot de suspens, dans la lignée de Justifed ou Banshee, la série semble en faire des tonnes pour se donner une crédibilité de drama intimiste, et manque sérieusement d’enjeux.

Du coup, entre badasserie et drame familiale The Red Road peine à trouver le ton juste avec son écriture maladroite, alors que le CV de son créateur Aaron Guzikowski promettait justement l’inverse. Ce dernier est en effet le scénariste de Contrebande, film d’action efficace avec Mark Whalberg, et de l’excellent Prisoners de Denis Villeneuve, avec Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal. Peut-être que la suite de la série arrivera mieux à lier ses deux univers, si pour l’instant The Red Road ne manque pas de charme, il lui faudrait un peu plus de burnes et de finesse.

Bande annonce de The Red Road

Le mot de la fin
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