The Affair : une histoire d’amour… et de point de vue

The Affair : une histoire d’amour… et de point de vue

Noah Solloway (Domminic West, le Jimmy fuckin’ McNulty de The Wire) est un quadra en pleine forme, père de famille et marie aimant et attentionné. Prof, il vient également de sortir un premier roman au succès prometteur, et souhaite profiter des longs mois d’été pour écrire le second.

L’été, il va d’ailleurs le passer avec femme et enfants dans la maison de sa belle famille sur une île des Hamptons, belle famille avec qui il entretient des relations conflictuelles (le beau père est d’ailleurs joué par l’excellent John Doman, le deputy Commissioner Raws de The Wire… avec qui se frittait McNulty).

Noah fait rapidement la rencontre d’Alison Bailey (Ruth Wilson, la copine psycho de Luther… avec l’énorme Idris Elba de The Wire), une jolie trentenaire avec qui il va débute rune relation passionnelle…

1 romance, 2 points de vue

L’originalité de The Affair est de diviser chaque épisode en deux parties, chacune mise en scène du point de vue d’un des amants. Parfois nous verrons 2 parties différentes d’une même journée, souvent les points de vue croisées de Noah et Alison sur des événements particuliers…

Mais l’histoire s’écrit au passé, ce que nous voyons ne sont que des flashbacks car chacun raconte sa version des faits à un inspecteur de police qui enquête sur un meurtre…

Si lorsqu’on se rend compte de cet artifice on pense immédiatement à True Detective, on a également peur que l’histoire ne tourne trop autour du drame – on ne sait pas lequel mais on sait qu’il va arriver. Si The Affair réserve son lot de rebondissements, de mystères et de surprise, la série reste avant tout centrée de manière très réaliste sur la relation amoureuse des deux protagonistes, et les conséquences qu’elle à sur leur comportement et sur leur entourage.

La série va-t-elle réussir à durer ?

La série est fine et passionnante, fascinante. On se demande tout de même comment le concept va tenir sur la durée sans tomber dans la redondance… Ce qui est souvent les cas des séries Showtime qui après des débuts prometteurs ne devenaient que des caricatures d’elles même à for ce trop vouloir durer, comme ce fut par exemple le cas de Weeds, Californication, Dexter ou récemment Homeland

Mais quand on voit qui est au commande de The Affair, il y a de quoi être rassuré. La série à été crée par Hagai Levi (BeTipul et son adaptation américaine In Treatment sur HBO) et Sarah Treem (scénariste et productrice sur How to make it in America, In Treatment et House of Cards). A la production exécutive nous retrouvons également Eric Overmeyer (Treme, The Wire, Boardwalk Empire) et Melanie Marnich (Big Love, The Bic C, Low Winter Sun sur AMC).

En plus des excellents Domminic West et Ruth Wilson, le casting comprend Maura Tierney (Abby Lockhart de Urgences !) et Joshua Jackson (Dawson of course, et Fringe).

Avec autant de talent et au vu des premiers épisodes, c’est vrai qu’on ne voit pas comment The Affair ne réussirait pas à s’imposer comme un classique immanquable des prochaines années.

Bande annonce de The Affair

Le mot de la fin
Classique instantané... espérons que la qualité reste constante.