Luther, le génial Idris Elba en flic de choc

Luther, le génial Idris Elba en flic de choc

Idris Elba dans Luther

Pour beaucoup d’entre vous, Idris Elba restera sans doute l’inoubliable Stringer Bell de The Wire, le businessman classe et dangereux qui prend des cours de marketing pour mieux refourguer sa drogue dans tout Baltimore. Et le même Idris ELba est loin de démériter dans Luther, sans son charisme et la puissance de son interprétation, la série de la BBC ne pourrait bien être qu’un banal polar de plus.Dans l’introduction du pilote, après une course poursuite dans une usine désaffectée et loin de tout regard, Luther lâche dans le vide un pédophile qui s’écrase plusieurs mètres plus bas. Ambiance, ambiance. Au moins on est prévenu, ici le héros ne sera pas tout blanc (sans faire de mauvaise blague), et dans la jungle urbaine, c’est bien lui le prédateur.

Dans les 14 épisodes suivants, qui s’étalent sur 3 saisons, Luther traque avec Londres en toile de fond une belle galerie de tueurs en séries et autres joyeux psychopathes improbables. Si ses méthodes sont radicales, Luther n’est pas un Vic Mackey anglais pour autant, ce n’est pas un pourri. Farouchement indépendant, colérique à en balancer les meubles contre les murs et suprêmement intelligent, l’animal suit son instinct, quitte à prendre des raccourcis avec la procédure. Sans qu’il en soit la cause directe, les morts ont également tendance à s’accumuler autour de lui, certains de ses collègues plus traditionnels aimeraient penser que le génie est passé du côté obscur…

La série s’amuse avec le spectateur en brossant le portrait d’un personnage hors norme, qui ne pourrait exister sans le jeu tout en puissance physique et en rage retenue d’Idris Elba. L’acteur trimballe ici son immense carcasse avec une classe anglaise qui lui sied à merveille. Tourmenté, passionné, protecteur de l’innocence et violent avec les représentants du mal, Luther est l’archétype du héros maudit, dont les actions ne font qu’écarter ceux qu’ils voudrait retenir près de lui. Pas étonnant que la seule qui le comprenne et avec qui il entretient une relation ambiguë soit une tueuse en série froide comme la mort, son alter ego de l’autre côté de la loi.

Luther est un petit plaisir pour les yeux et les oreilles, les décors, costumes et musique ont été conçus avec soin. Bien sur la ballade dans Londres, des es bas fonds à ses hauteurs n’y est pas pour rien non plus. Ce petit charme à l’anglaise est assez rafraîchissant, pas de méthodes scientifiques farfelues ou de flics courant un flingue à la main, ici les enquêtes sont résolues à l’ancienne et les interrogatoires sont menés sans torture (physique du moins). 

Tout en proposant une trame de fond, les enquêtes de John Luther sont résolues en 2 heures, l’intégrale de la série tient sur 14 épisodes d’une heure environ. De quoi vous occupper entre deux séries plus consistantes. Et dans tous les cas, une série qui utilise le Paradise Circus de Massive Attack en générique ne peut pas être une perte de temps…

Si la tronche d’Idris ELba vous dit quelque chose et vous n’avez pas regardé The Wire, c’est que vous l’avez surement vu au cinéma, l’homme est la grosse bête qui monte… Il est apparu notamment dans 28 semaines plus tard, ThorRock n rollaPrometheus, ou encore Pacific Rim. Pour le moment, son plus gros coup au cinoche à été de jouer Nelson Mandela dans Mandela : un long chemin vers la liberté. Au fil des années des rumeurs reviennent comme quoi il pourrait être le premier James Bond noir, vu le charisme du bonhomme on serait curieux de voir ça.

Trailer de la saison 1 de Luther

Avouez que ça donne envie !

Le mot de la fin
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