How to make it in America

How to make it in America

Lancée début 2010 sur HBO, How to make it in America s’impose comme une bonne surprise au petit goût d’Entourage version east coast. On y retrouve une brochette de persos sympathique et du cool à tous les étages, cette fois c’est donc à New-York que ça se passe. Hélas la série fut annulée au bout de se seconde saison…

How to make it in America, le scénario

Jeune New-yorkais se rapprochant dangereusement de la trentaine, Ben (Bryan Greenberg) est vendeur dans un magasin de fringues la journée, mais sa vie est ailleurs et plutôt nocturne.
Quand Rachel (Lake Bell) le quitte pour un beau gosse business man, il se dit qu’il serait temps de passer à la vitesse supérieure et de penser à construire sa vie.
Pas du genre à enfiler un costard, Ben et son pote Cam (Victor Rasuk) décident de monter leur propre marque de jeans, entre galères et coups de bluff l’aventure ne sera bien sûr pas de tout repos.

How to make it in America ?

Souhaitant visiblement reprendre le flambeau d’un Entourage vieillissant et aux dernières saisons un brin poussives, How to Make it in America (toujours produit par Mark Whalberg) annonce la couleur dès le début, ça sera ultra cool ou ne sera pas.
La série nous entraîne dans un New-York qui lorgne plus chez les hipsters de Brooklyn que vers la carte postale ou le glam bling bling de Sex & The City.

Nous suivons avec plaisir les déambulations de Ben et Cam entre cafés et restos branchés, vernissages de leurs potes artistes et grosses soirées en appart ou dans les clubs les plus tendances de la ville.
Niveau ambiance How to make it in America envoie comme convenu une dose de cool et est soutenue par une BO efficace (mélangeant hip-hop, reggae, jungle, electro, pop…) et une bonne idée de mise en scène reposant sur l’utilisation de flash photos pour décrire l’ambiance des soirées de nos deux nouveaux potes. A l’image de l’excellent générique que vous pourrez voir plus bas.

Le duo d’acteurs formé par Bryan Greenberg et Victor Rasuk est plutôt sympathique, et leurs personnages de vieux potes se complètent à merveille, que ce soit dans leurs virées nocturnes ou leur entreprise.
Ben est plus posé et réfléchi (mais sa vie est un sacré bordel) alors que Cam est plus instinctif et fin tchatcheur. Leur succès (a venir dans les prochains épisodes) repose donc sur leur amitié et leur passion pour un boulot qui n’en est pas vraiment un…

Depuis que Rachel a quittée Ben (avant le début la série), elle s’est maquée avec Darren, ambitieux business man un rien bling bling, toujours propre sur lui, le contraire de son ex donc. Mais avec un mec fou amoureux d’elle (mais tellement chiant) et sa carrière de décoratrice qui décolle Rachel se sent prisonnière des rails sur lesquels sa vie semble glisser.

Au travers de ses 3 personnages, How to Make it in America dresse avec réalisme les tourments de jeunes adultes urbains à la croisée des chemins, toujours partant pour une grosse soirée mais cherchant la bonne direction à donner à leur vie. La manière de vous approprier la série dépendra peut-être de votre degré d’identification aux personnages, à leur style de vie et leurs problématiques…

Mais que serait New-York sans un côté crado et ses gangsters ?
Rene, le cousin de Cam, est un ancien taulard qui cherche à se reconvertir dans une activité légale en s’investissant dans la commercialisation d’une boisson énergisante, Rasta Monsta.
Tour à tour comique et inquiétant, Luis Guzman se régale avec ce personnage en lutte constante pour ne pas sombrer dans la violence (les scènes avec le prêtres sont géniales). Entouré de thugs et élevé à l’école de la rue, Rene montre des prédispositions naturelles pour le business et la négociation…

Drôle et fraîche, How to Make it in America est une bonne gourmandise que vous allez adorer avaler. Mais cela aura goût de trop peu, les épisodes étant courts (25 minutes) et peu nombreux (8 pour la première saison, 16 donc pour les 2). Les fans d’Entourage et de How I Met Your Mother apprécieront certainement…

Plutôt qu’une bande annonce voici l’excellent générique de la série, sur la chanson I need a Dollar d’Aloe Blacc (sortie de l’album en 2010), qui à depuis eu le succès que vous lui connaissez.

Liens :

Le mot de la fin
Avait le potentiel de devenir culte
  • maxime

    Luis Guzman qui faisait partie de Oz, tout comme ce figurant du premier ou deuxième épisode qui sait si bien l’importance de la poche arrière…

    Je décrirais HTMIIA comme un Entourage plus attachant et plus positif. Plus attachant parce qu’aucun de nous ne sera jamais Vince alors que les personnage de Ben et Cam sont taillés pour l’identification (ah, jeunes urbains en sneakers que nous sommes). Manquerait plus qu’un Ari Goldman pour faire monter la sauce… Luiz Guzman est bien parti sur cette voie là.

    Plus positif parce qu’au contraire d’Entourage, à la fin d’un épisode j’ai toujours la pêche. Et dans un premier temps, j’enchaîne le suivant juste pour le plaisir du générique.

    • Tom

      Tout à fait d’accord avec toi Max !