Copper, divertissement trop moyen

Copper, divertissement trop moyen

Copper

Quand le nom de Tom Fontana est associé à une nouvelle série TV, forcément les souvenirs d’Oz remontent à la surface et c’est avec excitation qu’on se penche sur la bête. Récemment ce n’était pas la grande forme (le très moyen Philanthropist, pas vu Borgia), et Copper à du mal à réveiller le fan qui sommeille en nous…

Copper se situe dans les années 1860, pendant la guerre civile américaine à New-York et met en scène les débuts d’un semblant de police organisée. Comprenez par là que les flics sont tous plus ou moins corrompus, violents, et que la justice est du genre expéditive. Kevin « Corky » Corcoran est un héros de la guerre, qui est d’ailleurs ami avec un noir et un bourgeois qu’il à sauvé dans on ne sait trop quelle occasion.
Le noir sert à dénoncer le racisme de l’époque (et certainement dans une version light par rapport à la réalité), et comme il est également un médecin de génie, notre flic à la bonne idée de lui ramener des cadavres pour qu’il les examine. Soit c’est pour nous montrer les débuts de la police scientifique (mais vu comment c’est fait à l’arrache ça serait nous prendre pour des jambons), soit c’est pour faire comme les Experts vu que les gens aiment bien ça.

Bref le fils de bourgeois (celui sauvé par le héros pendant la guerre) à un père (bourgeois donc) qui passe son temps à prendre tout le monde de haut et à regarder une carte de la ville. Impossible de passer le quatrième épisode de ce truc, mais on sent gros comme un maison que le père va utiliser les flics dans un plan démoniaque pour extorquer des pauvres en rachetant des bâtiments au rabais et ainsi faire fortune en pariant sur la hausse future de l’immobilier. Salaud de riches.
Bref, un thème esquissé sans trop de finesse et déjà vu avec plus de génie chez Ellroy ou dans The Shield.

Ah le héros vit dans une maison avec ses potes irlandais bad ass, pour nous montrer que depuis ses début ce qui deviendra le NYPD est infesté d’Irlandais bouffeurs de patates, la série se sent obliger de nous abreuver d’une musique Celtique particulièrement pénible.

Si le reste suivait, ça pourrait encore aller mais hélas on sent que la prod à mis le paquet pour reconstituer des décors et l’ambiance sale de l’époque (bas fonds, puvreté, misère et putes au rabais), mais rien n’y fait ça sent le carton pâte. On ne tentera même pas une comparaison avec Deadwood ou Boardwalk Empire…

Le mot de la fin
Bof bof bof