Californication – romantiquement rock n’ roll

Californication – romantiquement rock n’ roll

Californication

Dans CalifornicationDavid Duchovny incarne Hank Moody, un auteur à succès vivant à LA et en grosse panne d’inspiration. Alors qu’il tente d’éduquer sa fille correctement et de récupérer la femme de sa vie partie avec un autre, Hank écume les soirées, boit beaucoup trop et a légèrement tendance à coucher avec tout ce qui bouge… Autant le dire de suite Californication ne fait pas toujours dans la finesse, mais son ambiance et la classe de dandy décadent de Hank ont largement de quoi séduire.

Californication, ze story :

Hank Moody est un écrivain new yorkais branchouille à succès, adepte de la philosophie Sex, drug & rock ‘n’ roll. Lassée de ses excès et de son comportement auto destructeur, Karen, la femme de sa vie et mère de leur fille Becca, s’est barrée retourner vivre en Californie.

Hank l’a suivie à LA et semble prêt à tout pour la récupérer, mais malheureusement la belle est sur le point de se remarier avec Bill, un homme certes plus stable mais beaucoup moins fun.

En manque d’inspiration, il n’à plus rien écrit depuis des mois, Hank passe beaucoup de temps avec sa fille, qui semble parfois plus mure que lui, et erre à Venice avec son agent lubrique.
Pour compenser l’absence de Karen qui ne souhaite pas le reprendre, Hank vit dans l’excès : il fume comme un pompier, commence à boire au petit déjeuner et se tape tout ce qui passe…

Introducing Californication

Hank Moody est un personnage fascinant, sorte de Charles Bukoswski contemporain lâché dans les soirées branchées de Venice. Charismatique à souhait, ce dandy punk décadent mène une vie dissolue, entre grosses bitures, drogues diverse et variées, sans oublier des tranches de sexe frénétique avec des tonnes de jolies inconnues.

CalifornicationForcément, récupérer la femme de sa vie dans ses conditions ne va pas être facile, mais en même temps c’est aussi pour ça qu’elle l’aime, et c’est parce qu’elle n’est pas dans son lit qu’il boit.
Si ont sent une réelle passion entre les deux, on sait également que leur relation – qui vous l’aurez compris est le fil rouge de l’histoire – est vouée à l’échec… au moins jusqu’à ce que les scénaristes décident d’arrêter la série. En effet pour faire tenir le concept Hank et Karen sont destinés à ne jamais vivre heureux ensemble, bien qu’on ne comprenne pas toujours ce qui les empêche de l’être.

CalifornicationIls sont liés par leur fille, Becca (précoce et talentueuse Madeleine Martin) avec qui Hank est très complice et protecteur. Jeune ingénue à tendance gothique, la petite fait souvent preuve de plus de maturité que les adultes qui l’entourent, et pour qui la vie semble être un open bar géant et sans fin.

La vie de débauche dans laquelle Hank se complait se révèle vite un moyen de compenser l’absence de Karen, son comportement autodestructeur lui servant de moteur pour accepter le manque, tout en combattant pour reconquérir sa belle. Car au fond il se sent presque trop vieux pour ces conneries et se verrait bien posé avec les deux femmes de sa vie…

Il faut aussi dire que son environnement ne l’aide pas à avoir une vie saine. En effet Californication est à la fois une histoire d’amour (doucement) torturée, et une plongée dans le quartier d’artistes de Venice à L.A, avec ses lieux branchés, les vernissages, les filles magnifiques, et les soirées démentielles dans des villas de rock star… Une sorte de royaume de la décadence dont notre écrivain serait le roi.

Californication : Killing Fox Mulder

Californication - Hank MoodyDavid Duchovny se révèle très bon et convaincant en Hank Moody, et d’un coup Fox Mulder nous semble loin, très loin. Quasi disparu des écrans depuis son départ de X-Files, Duchovny revient donc en très grande forme et sa prestation lui à value quelques nominations, et le Golden Globe du meilleur acteur dans une série comique en 2008.

Grâce à son univers, son personnage principal et ses relations familiales dysfonctionnelles, Californication s’inscrit comme une série passionnante à suivre, et qui aurait pu donner lieu à un très bon film. Le format série semble condamner le scénario à se répéter, et la première saison se serait presque suffit à elle-même…

Mais le potentiel commercial de la série pousse les producteurs et scénaristes à entretenir le filon, jusqu’à tomber dans la provocation gratuite pour tenir les promesses du titre. Ainsi les saisons suivantes sont toujours divertissantes mais parfois pas vraiment finaudes.

Si Duchovny multiplie les scènes de sexe, son personnage conserve toujours une certaine classe destroy, ce qui n’est pas le cas pour son pote et agent rondouillard. Ainsi Charlie Runkle est une sorte d’Ari Gold littéraire en mode loose, masturbateur compulsif, adeptes des pratiques SM et qui fricotte avec le monde du porno pendant que sa femme se transforme en aspirateur à coke… Faussement subversif, mais forcément distrayant lorsque mélangé aux aventures des Moody. Au fil des saisons les personnages évoluent finalement peu, la série aurait pu (du ?) s’arrêter depuis longtemps, mais avouons qu’une petite saison de Californication ne fait pas jamais de mal !

Si vous avez aimés Californication, vous apprécierez :

Entourage, How to make it in America, Weeds, Eastbound & Down, Hung, Bored to Death.

Bande annonce Californication

Suite à la mise à jour de cet article, le trailer est celui de la saison 6.

 

Le mot de la fin
"Bon divertissement"
  • http://ptidblog.blogspot.com/ Ptid

    Vivement la saison 3 !

    • Tom

      elle arrive le 27 septembre !

  • Alex BZH

    Californication c’est le « Sex and the city » masculin.

    Contrairement à sa version féminine, celui là est regardable par les 2 sexes

    Il est plus trash, avec quelques scènes cultissimes (2 en S1) et une histoire géniale…

    On attend la S3!

  • Alexandre

    Très bonne série, je l’ai terminée en 4 jours…
    Merci…
    Et vraiment bon ton blog.