Banshee : série B jubilatoire et burnée

Banshee : série B jubilatoire et burnée

Banshe sur Cinemax

Quand un ex voleur de diamants sort de prison après 15 ans derrière les barreaux, il à l’air plutôt pressé de disparaître… A la fois pour échapper aux tueurs envoyés par un mafieux ukrainien qu’il à arnaqué avant d’arriver en taule, mais aussi et surtout pour retrouver Anastasia, la femme de sa vie et ancienne complice. A l’aide de son pote hacker il la retrouve dans une petite ville (fictive) de Pennsylvanie, Banshee. Anastasia s’appelle désormais Carrie, est mariée, mère de deux enfants et bien sûr personne ne connaît sa véritable identité…
Par un biais tout à fait surréaliste, notre nouvel ami se retrouve lui aussi avec une nouvelle identité, il est désormais Lukas Hood, ni plus ni moins que le nouveau Sheriff de Banshee. Forcé d’improviser ce nouveau rôle et plus habitué aux bastons de taulards qu’aux manières de représentant de la loi, ses méthodes rentre dedans et son comportement légèrement rock n’ roll vont vite faire un peu tache.
Entre gérer son équipe de flics, protéger son secret, tenter de reconquérir Anastasia et dealer avec un gangster local psychopathe échappé de la colonie Amish du coin, le Sheriff Hood ne va pas s’emmerder, et nous non plus. Manquerait plus que le mafieux ukrainien – et père de la fameuse Anastasia – ne retrouve sa trace…

Avec son scénario et ses personnages de comics, Banshee n’a que faire que de donner dans le réalisme et s’assume complètement comme un gros plaisir de série B. Comme True Blood se cachait derrière un premier degré de façade pour mieux mélanger les genres et oublier de se prendre au sérieux, les auteurs de Banshee prennent plaisir à utiliser les codes du nanard pour mieux surprendre les spectateurs. 

Banshee devient très vite addictive et un plaisir complètement jubilatoire.

 Pleine de rebondissements la série se révèle vite très maligne, bien écrite et beaucoup plus fine que ce qu’elle ne laisse penser au premier abord. Avec son scénar improbable, ses personnages qui règlent leur problèmes à coup de coups dans la tronche, d’intimidation et de gunfights, Banshee devient très vite addictive et un plaisir complètement jubilatoire.

Par leur héros badass qui fait la loi chez les bouseux, on a forcément envie de comparer Banshee et Justified. Les séries sont bien sûr très différentes, même si il y a fort à parier que si vous en aimez une vous aimerez l’autre. Justified met en scène un héros dans un environnement ultra codifié qu’il maîtrise car il en est lui même issu, alors que dans Banshee Lucas Hood est constamment dans l’improvisation et sur le qui-vive car il ne sait jamais d’où vont venir les coups (mais il sait qu’ils vont venir).
En résulte un climat d’urgence et un rythme beaucoup plus soutenu. Là ou Justified brille par ses dialogues mais pêche par le manque d’ambition formelle de sa réalisation, Banshee est beaucoup plus soignée et remplie de punchlines complètement badass toutes droit sorties de films d’actions des années 80 qui en font le plaisir coupable parfait.

Banshee est un série diffusée sur Cinemax (qui appartient à HBO), produite par Alan Ball, et crée par David Schickler et l’écrivain Jonathan Tropper, dont les sympathiques romans feraient d’excellentes comédies dramatiques et romantiques. Nul doute qu’avec leur série B complètement assumée les gaillards s’amusent comme des petits fous. En tout cas nous on adore.

 Trailer de banshee

Le mot de la fin
Addictive et Jubilatoire