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Dans Tyrant (FX), Bassam “Barry” Al Fayeed est père de famille modèle et médecin dévoué, quelque part sur la côte-ouest des Etats-Unis. C’est aussi le fils du sanguinaire dictateur d’un pays (fictif) du moyen orient, Abbudin, pays qu’il n’a pas vu depuis plus de 20 ans.
Lorsque Bassam retourne à Abbudin avec sa femme et leurs deux enfants pour le mariage de son neveu, il doit se confronter à sa famille, à un père mourant, et à son frère Jamal sur le point d’assurer la succession… Mais alors que Jamal utilise la violence pour résoudre les conflits, Bassam se montre plus habile politicien et manipulateur. Et si après avoir fuit sa famille et son pays, c’était finalement lui l’homme providentiel dont Abbudin avait besoin ?

Tyrant semble donc bien partie pour nous refaire le coup du Parrain, celui du retour du fils prodige, qui après avoir fuit les activités criminelles de sa famille va par la force des choses devoir en assumer le contrôle et va se transformer en… tyran. Cette transformation, qui ne peut être que progressive, semble pourtant venir trop rapidement et de manière maladroite, comme l’utilisation de nombreux flash back pour nous faire révéler la part d’ombre de Bassam.

Ce manque de finesse généralisé est d’ailleurs le principal problème de Tyrant. La promesse de la série de nous plonger au coeur du système dictatorial d’un pays du moyen-orient est passionnante par tout ce qu’elle implique en terme de politique et de dramaturgie. On aimerait ainsi que les scénaristes confrontent les personnages à ce qu’ils sont réellement – de durs oppresseurs – mais ils semblent prendre soin de rester en surface et tout parait trop simpliste, voir cliché.
Et il en va de même pour tous les aspects de la dictature : que ce soit le rôle des militaires, des violences du pouvoir, des malheurs de la population, du traitement de l’opposition politique – qu’il s’agisse de révolutionnaires ou de journalistes, ou encore des réactions de la communauté internationale, tout ne semble qu’esquissé. Et Tyrant n’ose même pas parler de religion…

Le sujet est fascinant et confère à Tyrant un potentiel énorme, mais la série doit se détacher de la simplicité pour gagner en épaisseur. Mais en voyant au générique les noms de Howard Gordon (24) et de Gideon Raff (producteur et scénariste de Homeland), on se doute que ce n’est pas forcément très bien partit. Les deux hommes ont en effet tendance à abandonner un certain réalisme (nécessaire dans le cas de Tyrant) pour tendre vers un spectaculaire toc histoire d’accrocher le spectateur avec un suspens racoleur.

Mais malgré ses défauts, Tyrant rest une curiosité plutôt originale. La série est courte puisque sa première saison ne comprend que 5 épisodes, dont un pilote réalisé par David Yates (réalisateur des 4 derniers Harry Potter). Le pilote dure environ 1heure, les épisodes suivants 45 minutes.

Avec les fins de ses deux séries cultes Breaking Bad et Mad Men, AMC se doit de lancer de nouvelles séries de qualité si elle souhaite conserver ses abonnés. Après la moyenne Turn, et en attendant Better Call Saul, Halt & Catch Fire a ainsi débutée en juin 2014 sur la chaîne câblée.
La série à d’ailleurs été trop rapidement comparée à Mad Men, puisqu’elle partage avec son aînée le fait de reconstituer une époque relativement proche, de se passer dans le milieu de l’entreprise, et d’avoir un personnage central complexe et ambigu (même si ce dernier élément est valable pour la moitié des personnages de séries de ces 10 dernières années).

Mais Halt & Catch Fire nous ramène dans les années 80 et délaisse les beaux quartiers New-Yorkais pour la Silicon Prairie, non pas la Valley près de San Francisco, mais bien une concentration d’entreprises high tech proche de Houston, Texas.
Joe MacMillan sort ainsi de nulle part mais prend le contrôle d’une entreprise informatique sur un gros coup de bluff et avec une obsession : révolutionner le monde du PC, en créant un nouvel ordinateur non pas pour les professionnels, mais pour le marché familial. Pour réussir, ce visionnaire aura besoin de faire équipe avec un brillant ingénieur et une étudiante surdouée.
Lee Pace incarne avec force ce personnage trouble et manipulateur complètement habité par sa vision et sa mission. L’acteur, vu récemment dans la trilogie The Hobbit et dans le Lincoln de Spielberg, s’est déjà illustré à la TV dans la gentillette niaiserie Pushing Daisies.

Gordon Clark est l’ingénieur chargé de construire la machine. Au début de la série ce père de deux enfants est déprimé et lessivé à cause de l’échec de sa précédente tentative de conception d’un ordinateur. Il va bien sur revivre avec ce nouveau projet…
Vous avez peut-être vu l’acteur Scoot Nairie dans un de ses nombreux rôles au cinéma, notamment dans Argo, Cogan (Killing them Softly), 12 years as a slave, The Rover, Gone Girl de Fincher ou encore Batman v Superman de Zack Snyder.

And last but not least la géniale et fascinante Cameron Howe (géniale Mackenzie Davis), jeune prodige de 22 ans qui en percevant le potentiel des ordinateurs personnels représente le futur (notre présent, SIRI etc.). Visionnaire, solitaire, à l’enfance perturbée, elle travaille nuit et jour dans le garage, punk à fond dans les oreilles. Sa personnalité non conventionnelle et sa légère tendance à semer le chaos sur son passage ne facilitent pas ses relations avec Gordon et Joe – mais elle rend clairement la série plus intéressante.

Halt & Catch Fire est une série passionnante grâce à ses personnages

Si le sujet peut sembler plombant, la série ne met pas longtemps à accrocher le spectateur. Certaines discussions techniques sont quasiment impossibles à suivre pour le néophyte, mais elles sont toujours contrebalancées par les conflits entre les personnages et les enjeux de chacun.

La série parle d’informatique et d’une époque qui invente notre présent technologique, ce qui était un rêve ou une vision à l’époque est désormais réalité, comme par exemple quand Cameron fantasme sur un ordinateur avec lequel un humain pourrait avoir une conversation, cela fait référence directe à Siri…
Mais Halt & Catch Fire est surtout l’histoire de personnages passionnés qui ne peuvent échapper au feu qui brûle dans leurs trips et se donnent entièrement pour construire l’oeuvre de leur vie.

Esthétiquement la série à de la geule, même si elle semble parfois vouloir ressembler à Breaking Bad (ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi). Pour rester dans a comparaison avec les modèles AMC, Halt & Catch Fire ne sera certainement jamais du niveau de Mad Men, mais la série est un excellent divertissement. A voir bien sûr si elle nous tient en haleine sur la durée, mais c’est franchement bien parti.

 Bande annonce de Halt & Catch Fire

Dans la série Extant, Halle Berry est une astronaute qui revient d’une mission en solo dans l’espace de 13 mois, le problème étant qu’elle est mystérieusement tombée enceinte dans l’espace… Mais outre le fait qu’elle était toute seule dans la station, elle est également stérile… A son retour sur Terre elle tente de reprendre une vie normale avec son mari, un scientifique génial (incarné par Goran Visnjic, un ancien beau gosse de Urgences) et leur autre enfant, un robot humanoïde… Mais son retour de l’espace pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la planète et le reste de l’humanité…

Produite par Steven Spielberg, Extant verra sa première saison de 13 épisodes débarquer à partir du 9 juillet sur CBS. Si l’idée de départ donne vraiment envie d’en savoir plus, la bande annonce ne rassure pas vraiment sur la qualité supposée de la série. A tester, même niveau séries fantastiques, il y a de fortes chances qu’on lui préfère The Leftovers et The Strain pour cet été !

La série Legends est adaptée du roman Legends: A Novel of Dissimulation de Robert Littell, dans lequel un agent secret se transforme pour mieux s’infiltrer à chaque nouvelle mission, mais dont la propre identité est remise en question quand un homme mystérieux lui annonce qu’il n’est pas celui qu’il pense…

L’adaptation est aux mains de Howard Gordon, pas le dernier des branques quand il s’agit d’espionnage, de suspens et d’action puis qu’il à officié sur 24 et Homeland. La série débutera fin août sur la chaîne TNT pour une première saison de 10 épisodes.

Sean Bean incarne le rôle principal, l’acteur est bien sur connu pour a participation à la trilogie du Seigneur des Anneaux, et bien sur pour avoir été Ned Stark dans la première saison de Game of Thrones. La série compte également à son générique Ali Larter, Niki Sanders dansla série Heroes.

Comme vous le savez sans douté déjà, un spin-off de Breaking Bad centré sur le personnage de l’avocat véreux Saul Goodman est en préparation pour AMC. L’action se situera également à Albuquerque au Nouveau Méxique, mais avant sa rencontre fortuite avec Walter White & Jesse Pinkman, même si on espère les voir faire des apparitions au fil des saisons.

Le principe d’un spin-off peut faire un peu peur, surtout lorsque il est issu d’une oeuvre aussi majeure que Breaking Bad, mais ayons confiance car Better Call Saul est entre de bonnes mains. Ainsi Vince Gilligan lui même réalsiera le pilote et assurera le poste de “co-showrunner” avec Peter Gould, un ancien scénariste de Breaking Bad et créateur du personnage de Saul Goodman. D’autres scénaristes et producteurs de Breaking Bad se sont joint à l’aventure pour faire de la série ce que le boss d’AMC appel un « vrai événement télévisuel ».

A part bien sûr Bob Odenkirk dans le rôle titre, aucun autre acteur n’est annoncé pour le moment.

La première saison de Better Call Saul est programmée pour début 2015 et comptera une dizaine d’épisodes, une seconde saison de 13 épisodes est déjà commandée et programmée pour début 2016. On a hâte d’en savoir plus !

Cet été le sort de l’humanité se joue… dans un bateau. A la suite d’une longue mission un navire de l’armée américaine doit se rendre à l’évidence : ils sont parmi les derniers survivants de l’humanité qui à été dévastée par un terrible virus. Et la scientifique aux gros seins (Rhona Mitra) qui est  justement sur ledit bateau est la dernière chance de survie de notre espèce…

Au cinéma, Michael Bay n’est pas réputé pour sa finesse, et que ce soit dans Bad Boys, Armageddon ou Transformers on peut dire que le monsieur aime jouer avec les clichés et tout faire exploser. Il officie sur The Last Ship en tant que producteur, et la série est diffusée sur TNT depuis fin juin 2014. Franchement ça à l’air suffisamment décérébré pour faire un bon divertissement d’été, mais ça à l’air quand même de voler assez bas niveau qualité…

Depuis sa création, chaque saison de Community à bien failli être la dernière, la série ayant toujours réalisée des audiences décevantes comparé au culte que lui portent des millions des fans.

Les rumeurs d’annulations successives avaient d’ailleurs poussé le cast et les fans à se rassembler sur les réseaux sociaux sous une même bannière : #SIXSEASONSANDAMOVIE, en gros on veut six saisons et un film !
Même si tout le monde avait envie d’y croire, cela paraissait complètement utopiste… mais le rêve des fans pourrait bien se réaliser !

Petit rappel de l’histoire : produite par Sony Pictures, Community est donc menacée d’annulation à chaque fin de saison, et toujours renouvelée in extremis par NBC qui voit dans l’engouement des fans pour la série un fort potentiel, sans toutefois que cela se traduise véritablement dans les audiences… Mais aux yeux des fans le plus gros foutage de gueule à été lorsque le créateur Dan Harmon à été viré de son propre show et que les rennes de la quatrième saison (la plus faiblarde – à zapper direct) ont été confiées à Joe & Anthony Russo (scénaristes et réalisateurs Captain America 2, qui même si ça fait mal de le dire est un excellent divertissement). Suite au four de cette saison 4 et à la grogne des, fans Harmon est tout de même revenu pour la cinquième saison. On pensait alors que la prophétie #SIXSEASONSANDAMOVIE allait se réaliser, mais nouveau coup de tonnerre en mai 2014 la série est annulée…

Mais début juillet la nouvelle inespérée tombe : Community est sauvée et renouvelée pour une sixième saison qui sera produite et diffusée sur Yahoo Screens ! Une rumeur tourne même autour du retour providentiel de Donald Glover (partit pour une carrière musicale solo)… Et si ce n’était pas suffisant, le fameux movie serait lui aussi en préparation !
Justin Lin serait pressenti pour en assurer la mise en scène, pour rappel le réalisateur de Fast & Furious (4, 5 & 6 tout de même) à déjà officié sur Community puisqu’il est le réalisateur de 3 épisodes, dont le fameux « Modern Warfare » avec sa partie de paintball géante avec la quelle la série est devenu culte…

Rarement une série n’aura autant du au dévouement de ses fans, et les acteurs n’oublient pas de le faire remarquer sur les réseaux sociaux en se fondant de remerciements…

Bref si vous ne connaissez pas encore la série vous savez ce qu’il vous reste à faire. Dans tous les cas ralliez vous au cri de guerre : #SIXSEASONSANDAMOVIE !!

Lorsque Harold Jensen – flic d’une petite ville de campagne – camoufle les preuves impliquant sa femme dépressive et alcoolique dans un accident de voiture ayant coûté la vie à un enfant de la réserve indienne voisine, il doit malgré lui faire alliance avec Philip Kopus, un criminel local membre de la tribu locale… Bien entendu un rapport de force et de manipulation s’installe entre les deux hommes.

Sur le papier The Red Road à beaucoup d’arguments pour elle : une série originale diffusée sur Sundance Channel, un pilote réalisé par James Gray (We Own the night, The Yards…) et la présence du charismatique Jason Momoa (Khal Drogo dans Game of Thrones, Aquaman dans Batman V Superman).
En réalité, The Red Road est un peu plus laborieuse et peine parfois à passionner au long de ses 6 épisodes de 42 minutes.

Alors qu’on aurait pu s’attendre à une confrontation un peu plus musclée avec son lot de suspens, dans la lignée de Justifed ou Banshee, la série semble en faire des tonnes pour se donner une crédibilité de drama intimiste, et manque sérieusement d’enjeux.

Du coup, entre badasserie et drame familiale The Red Road peine à trouver le ton juste avec son écriture maladroite, alors que le CV de son créateur Aaron Guzikowski promettait justement l’inverse. Ce dernier est en effet le scénariste de Contrebande, film d’action efficace avec Mark Whalberg, et de l’excellent Prisoners de Denis Villeneuve, avec Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal. Peut-être que la suite de la série arrivera mieux à lier ses deux univers, si pour l’instant The Red Road ne manque pas de charme, il lui faudrait un peu plus de burnes et de finesse.

Bande annonce de The Red Road

La très sympathique série anglaise Utopia sera de retour en juillet 2014 sur Channel 4 pour une seconde saison de 8 épisodes d’une heure. Si ce n’est pas déjà fait courrez découvrir la première saison !

Utopîa

Utopia est une série anglaise débutée en 2013, dans laquelle une bande dessinée appelée The Utopia Experiments – écrite par un scientifique un peu fou – est sensée avoir prédit des désastres avant qu’ils ne se produisent au cours des dernières décennies.

Quand une bande de de geeks se trouvent en possession du tome 2, ils se font pourchassés par les tueurs d’une organisation secrète… Ils doivent donc lutter pour leur survie tout en découvrant le sens des dessins de ce nouveau tome et ainsi empêcher des catastrophes gigantesques de se produire…

« Where is Jessica Hyde » pourrait bien devenir le nouveau
« Save the cheerleader, save the world »

Diffusée sur Channel 4 (Skins, Misfits…), Utopia séduit rapidement grâce à son ton d’inspiration comics, entre comédie et thriller conspirationniste. Avec ses personnages “normaux” confrontés à une société secrète, un complot gigantesque et des tueurs implacables, la série n’a pas de mal à accrocher le spectateur. Surtout qu’esthétiquement elle est plutôt agréable à regarder, avec ses couleurs pétantes (toujours pour se rapprocher d’un côté BD) et son lot de plans malins.

Heureusement que les saisons sont courtes (6 épisodes d’une heure),  car la série manque parfois un peu de pêche et certain des personnages de charisme, mais Utopia reste néanmoins une petite curiosité que l’on prend plaisir à découvrir.

On attend en tout cas la suite avec impatience, tout comme le remake que David Fincher produit pour HBO (il réalisera également le pilote). Après l’immanquable House of Cards avec Kevin Spacey sur Netflix, Utopia sera la seconde adaptation d’une série anglaise par le réalisateur de Fight Club & Sev7n.

Bande annonce de Utopia saison 1

Sur le papier le projet est prometteur : voir l’ogre John Malkovich jouer un pirate sanguinaire du nom de Blackbeard (Barbe Noire) dans une série écrite par Neil Cross – le créateur de l’excellente série Luther avec Idris Elba – fait particulièrement envie.

Malheureusement la bande annonce de la série diffusée sur NBC déçoit : ça à l’air bien trop propre, un peu cheapos et disons le carrément cliché. Il ne faut pas juger sur les apparences, mais là quand même…

Et les premiers retours sur le pilote diffusé le 30 mai 2014 ne sont pas fameux non plus… Mais si vous avez regardé la série et que vous avez un avis contraire, n’hésitez pas à nous en faire part !

Cette saison 1 comporte 10 épisodes de 40 minutes.

La saison 7 de True Blood débutera sur HBO le 22 juin 2014. La série s’arrêtera donc au bout de ces 10 épisodes après le 22 août. Et d’après ce nouveau trailer, cette fois c’est vraiment la guerre…

Depuis quelque saisons True Blood à quitté son mode de fonctionnement « 1 saison 1 méchant » pour élargir son univers et sa mythologie, et la série n’en est que plus jouissive. Si vous souhaitez vous y mettre, ne vous découragez pas dès le début : les 2 premiers tiers de la saison 1 sont un peu lourds, par la suite c’est du tout bon.

Tous les articles Serial Watcher sur True Blood.

Alors que Selina Meyer visait la présidence des États-Unis, elle se retrouve “seulement” Veep – pour Vice Présidente – un poste sans grand enjeux puisqu’elle est écartée de toutes les décisions stratégiques liées au pouvoir.
Ambitieuse mais légèrement blasée, arrogante et un brin déconnectée de la réalité, son rôle semble principalement consister à faire semblant d’être importante… et d’éviter les catastrophes politiques ou de communication régulièrement générées par sa maladresse ou la relative incompétence des son staff.

A coup de dialogues bien ciselés, de réparties sanglantes, d’un cynisme désopilant, de vannes bien fines et d’un bon rythme, Veep s’impose comme une excellente comédie. La satire politique de Armando Iannucci (anglais auteur de nombreuses séries et du film In the Loop) est ainsi une sorte de mélange réjouissant entre House of Cards et l’ Curb Your Enthusiasm.

Julia Louis-Dreyfus (Seinfeld) à reçu deux Emmy Awards pour sa prestation dans le rôle de Selina Meyer, et le reste du casting est au top : Anna Chlumsky (ancienne enfant star), Tony Hale (Arrested Development), Matt Walsh (Hung, Ted, Very Bad Trip), le très bon Reid Scott en conseiller ambitieux, ou encore l’énorme Timothy Simons, que l’on devrait voir dans un paquet de films comiques dans les prochaines années.

La série à débutée en 2012 sur HBO, et chaque saison comporte une dizaine d’épisodes d’environ 30 minutes.

Bande annonce de Veep (saison 1)

 

The Strain est l’adaptation par Guillermo Del Toro de sa trilogie de romans du même nom, co-écrite avec Chuck Hogan entre 2009 et 2011. Fait amusant, le scénario était à l’origine déjà prévu pour être une série, mais à l’époque aucun producteur n’en voulait et Del Toro avait alors adapté son histoire pour la transposer en livres.

L’histoire débute quand un avion s’arrête net sur le tarmac de l’aéroport de New-York, et qu’on découvre que tous les passagers ont succombé à un mystérieux virus. Ce virus transformant les gens en vampires, une lutte pour sauver la ville commence…

Guillermo Del Toro (Hellboy, Le Labyrinthe de Pan, Pacific Rim…) à bien sûr réalisé plusieurs épisodes de la série, qui est co-produite par Calton Cuse, une des têtes pensantes de Lost et créateur de Bates Motel. Son autre comparse de Lost – Damon Lindelof – reviendra d’ailleurs quand à lui avec la série fantastique  The Leftovers sur HBO en juin.

The Strain débarquera le 13 juillet 2014 sur FX (The Shield, Louie, Son of Anarchy…) pour une première saison de 13 épisodes d’environ 1 heure et à tout d’une bonne série d’été.

Après Gotham la série sur Batman sans Batman l’autre jour, voici The Flash. Et oui les super héros sont à la mode depuis 10 ans, nous n’avons donc pas encore fini d’en bouffer sous toutes les formes. Si vous avez grandi à cette époque, peut-être que la série du même nom diffusée dans les années 90 sur TF1 vous dit quelque chose… Et bien le personnage de comics au pouvoir passionnant (il porte un costume rouge et court super vite) est de retour, youpi.
Bon, si on peut espérer des moments comme la scène déjà culte du Pentagone dans X Men : Days of Future Past avec Quicksilver (autre héros qui va super vite) on est preneur, mais à la vue de la niaiserie qui émerge de cette bande annonce, il y a peu de chance que ça arrive.

Pour situer Flash, il fait partie de la Justice League (en gros les Avengers mais version DC Comics) avec ses potes Batman, Superman et Wonder Woman. The Flash aura lui aussi droit à son propre film en 2016, mais il y a de forte chance que la série qui nous intéresse ici – diffusée sur CW – ait autant de rapport avec ce film que par exemple Smallville avec le Man of Steel de Snyder.

Batman est partout tout le temps : dans les librairies, les jeux vidéos à succès de la série “Arkham”, et bien sûr au cinéma avec l’inévitable trilogie Dark Knight de Christopher Nolan, et bientôt de retour sous les traits de Ben Affleck dans Batman V Superman.

L’idée d’une série live sur l’homme chauve-souris fait donc spectateurs et producteurs pour son potentiel d’attraction, mais on imagine bien qu’il y ait peu de chances que le miracle ait lieu, ne serait-ce que pour des raisons de budget. Les petits malins de la Fox ont donc trouvé la parade idéale : réaliser une série sur l’univers de Batman… sans Batman.

Une série sur Batman… sans Batman

Voici donc Gotham, dont le trailer annonce un bon gros nanard en devenir. L’histoire se concentre sur les aventures de l’inspecteur Gordon et pour attirer le chaland fait apparaître des personnages clés dans leur version “adolescente”, avant qu’ils ne deviennent Batman, Catwoman, L’homme Mystère ou Poison Ivy… Une sorte de “Before Batman Beguins” donc, ou comment démystifier des héros et vilains cultes… Etant donné l’aspect carton pâte de la bande annonce, que la série passe sur la Fox et que la plupart des protagonistes ont 15 ans1 ou moins, il y a peu de chances que l’on retrouve dans Gotham la noirceur et le réalisme des films de Nolan.

Se pencher sur le CV des créateurs de la chose n’inspire pas davantage confiance, nous y retrouvons Danny Cannon – producteur des Experts et de Nikita – ainsi que Bruno Heller, créateur de The Mentalist et tout de même scénariste sur Rome de HBO. Le rôle de l’inspecteur Gordon sera tenu par Ben McKenzie, que vous aurez peut-être vu dans Newport Beach ou Southland.

Bref, il y à très peu de chances que vous regardiez Gotham.

Doll & Em sur HBO

Doll & Em est une série anglaise diffusée sur HBO, dans laquelle les actrices Emily Mortimer & Dolly Wells jouent leur propre rôle et recréent une version pleine d’autodérision de leur amitié.

Ainsi Em est une star hollywoodienne au sommet de sa gloire, même si l’approche de la quarantaine l’inquiète un peu… Quand sa meilleure amie d’enfance, Doll, se sépare de son boyfriend et la rejoint à Los Angeles, Em lui propose de devenir son “assistante”. Bien sur au début il ne s’agit que d’une excuse pour leur permettre de trainer ensemble et occuper Doll, mais forcément leur relation va s’en trouver un brin perturbée… Mais la plus insupportable des deux ne sera pas toujours celle qu’on croit !

Dans une veine intimiste et réaliste, Doll & Em nous entraîne dans les coulisses d’Hollywood, les petits événements mondains, les plateaux de tournages et les longues heures d’attentes dans des caravanes. Y défilent forcément quelques guests stars comme Bradley Cooper, Susan Sarandon, John Cusack, Chloé Sevigny…
Mais le véritable sujet de la série est l’amitié, et ici une amitié pas toujours très seine, entre jalousie et sentiment de supériorité (alternant entre l’une à l’autre des protagonistes), ce qui entraîne des moments un peu gênants plus que réellement drôles.

Les deux actrices étant réellement BFF dans la vraie vie, elles incarnent dans Doll & Em des versions fictives d’elle même. Dans ce sens la série peut faire penser à un croisement entre un Curb your Enthusiasm féminin et un Entourage moins superficiel.

Vous avez pu voir Emily Mortimer dans la série The Newsroom d’Aaron Sorkin, déjà sur BO donc, et au cinéma dans Shutter Island et Hugo Cabret de Martin Scorsese, ou encore dans le curieux Transsiberian de Brad Anderson (The Machinist). Doly Wells est la fille de l’acteur John Wells et travaille principalement pour la télé.

Cette première saison de 6 épisodes de 30 minutes est entièrement réalisée par Azazel Jacobs, leur ami dans la vraie vie, et qui co-écrit également la série avec les deux actrices.

Bande annonce de Doll & EM :

Affiche de la série Silicon Valley sur HBO

Les bandes de potes à la cool sont souvent à l’honneur sur HBO. Récemment il y a donc eu les gays de Looking, les jeunes vingtenaires de la déjà culte série Girls de Lena Dunham, les branleurs bling bling d’Entourage ou encore les trentenaire hipsters de How to make it in America.
Et comme son nom l’indique assez justement, Silicon Valley s’empare cette fois d’une autre grande figure contemporaine : le geek.

Richard n’est qu’un développeur parmi tant d’autres, jusqu’au jour où il crée un algorithme de compression révolutionnaire. Il doit alors choisir entre un deal de 10 millions de dollars pour se la couler douce toute sa vie, et l’offre d’un généreux sponsor qui lui propose 200 000 dollars pour créer et développer sa propre start-up – et donc potentiellement se faire encore plus d’argent. Bien sur il choisit de se lancer dans l’aventure avec sa bande de potes et colocataires geeks…

Maligne et bien écrite, Silicon Valey se regarde avec plaisir. La série prend un ton satirique pour dépeindre cette région où s’entassent les plus grosses compagnies de l’économie numérique, et où chacun rêve de devenir milliardaire du jour au lendemain en développant une application “qui va changer le monde”.
Les personnages de la bande sont tous attachants et sympathiques, et surtout moins clichés qu’on ne pouvait le craindre. Mention spéciale à Thomas Middleditch (sosie de Mark Zuckerberg) qui incarne avec délicatesse un Richard un brin replié sur lui même, maladroit socialement mais qui ne demandent qu’à s’affirmer.

Silicon Valley est une série crée et produite par Mike Judge, déjà créateur de King of the Hill, Beavis & Butt-Head, et scénariste réalisateur du film Idiocracy.
Cette première saison comprend 8 épisodes de 30 minutes.

Bande annonce de Silicon Valley :

Vice on HBO

Si vous ne connaissez pas Vice, il s’agit d’un magazine international gratuit au ton libre et plutôt rock and roll qui traite de sujets variés, aussi bien relatifs à la culture urbaine ou alternative, la politique, le sexe, la guerre, la drogue ou l’écologie…
La méthode Vice privilégie l’immersion dans le sujet, les belles images, les nombreux témoignages. Sur le site internet du magazine il est possible de retrouver un paquet d’articles et de contenus vidéos exclusifs allant du superficiel le plus complet au sujet de fond complètement improbable et passionnant. Vice c’est également l’édition de livres et un label de musique.

Forcément leur série de reportage pour HBO – justement intitulé Vice on HBO – attire la curiosité et c’est un très grand moment de télé, à ne pas manquer.

Chaue épisode (de la première saison) commence par la même intro qui annonce bien la couleur : The world is changing and no one knows where it’s going. But we’ll be there covering the news, culture and politics. Exposing the absurdity of the modern condition. This is the world through our eyes, this is the world of Vice.

Les épisodes de Vice on HBO durent une trentaine de minutes et comprennent chacun 2 ou 3 segments qui nous entraînent autour du globe pour des sujets barrés et aussi différents que les effets du réchauffement climatique, les adolescents mormons rejetés par leur famille en Utah, le gavage des jeunes filles en Mauritanie, une balade glauque dans les bidons villes de Mumbai, la visite des villes fantômes chinoises, les black blocks egyptiens qui luttent contre Morsi, le problème du tabac en Indonésie…
Les reporters sans frontières nous emmènent également à la découverte des gangs ultra violents de Chicago, chez les pirates du pétrole au Niger, ou nous font assister à une séance de prise d’ibogaïne, une des drogue les plus puissante au monde qui permet de se sevrer d’une dépendance à l’héroïne.

La durée limitée des segments (10 – 15 mn) fait que certains sujets semblent un peu trop vite balayés, mais il y a globalement un bon équilibre entre images démentes, rencontres improbables, témoignages, données et informations crues.
On ne peut remettre en cause l’implication visible des journalistes à donner d’eux même et nous balader dans des endroits inconnus, et qui ont l’air aussi à l’aise à discuter avec des instits aux Etats-Unis qu’avec la tête d’Al-Quaïda en Afghanistan.

Vous en avez peut-être entendu parler mais le point d’orgue est bien sur atteint avec le dixième et dernier épisode de la première saison dans lequel les mecs se pointent en Corée du Nord avec Dennis Rodman et des joueurs des Harlem Globtrotters. Ce sont 30 minutes complètement surréalistes et parmi ce qu’on a pu voir de plus dingue à la télé depuis un bail. Entre visite ultra surveillée du pays, match dans un stade de plusieurs dizaine de milliers de personnes et dîner avec Kim Jong-Un, ce truc est juste hallucinant et immanquable.

Vice on HBO à été nominée aux Emmy Awards en 2013 dans la catégorie documentaire.

Ce soir débute la dernière saison de Mad Men sur AMC, et dans la foulée la chaîne lance une nouvelle série : TURN avec Jamie Bell. Son nom vous dis forcément quelque chose et vous l’aurez surement vu dans dans le désordre dans : Billy Elliott, le nanard Jumper, en Tintin chez Spielberg, ou encore dans King Kong, Jane Eyre et chez Marvel dans Les 4 Fantastiques (2015 & 2017).

Turn est basée sur le livre Washington’s Spies de Alexander Roses et raconte l’histoire des premiers espions pendant la Révolution Américaine. Jamie Bell y incarne Abe Woodhull, un fermier qui monte une team d’agents secrets avec ses amis d’enfance pour aider George Washington. La série est crée par Barry Josephson (Bones) et Craig Silverstein (Nikita). Cette première saison compte 10 épisodes de 50 minutes.